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SCHWEIZER GEMEINDE 5 l 2017

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INTEGRATION: BERN HILFT MIT

Integration beginnt im Kleinen

Die Begegnungen sind ein Austausch.

Sie sind für mich als Freiwillige mindes­

tens so bereichernd wie für die Asylsu­

chenden selbst. Ich verlasse die Biblio­

thek jeweils beflügelt und zufrieden. Für

die Asylsuchenden bieten die Nachmit­

tage in der Bibliothek zusätzlich die Mög­

lichkeit, im Anschluss noch die Stadt

Bern zu geniessen. Dank dem Sponso­

ring der Mobiliar verfügt der Verein

«Bern hilft mit» über «Integrationsfahr­

karten», mit welchen die Asylsuchenden

aus der Agglomeration Bern kostenlos

in die Stadt und zurück in ihre Unter­

künfte reisen können. So kam es auch

schon vor, dass ich bei einemAbendspa­

ziergang durch die Altstadt um 21 Uhr

Asylsuchenden begegnet bin, mit denen

ich den Nachmittag in der Bibliothek ver­

bracht hatte.

Unser Projekt gibt den Asylsuchenden

die Möglichkeit, Anschluss zu finden. Es

entstehen Freundschaften und Kontakte,

die über die Bibliothek hinaus gepflegt

werden. Es ist schön, zu sehen, wie we­

nig nötig ist, um eine Brücke zu schla­

gen: etwas Zeit, eine passende Umge­

bung und motivierte Menschen. Davon

gibt es nämlich genug.

Tamara Angele

Ein fröhliches Gruppenbild aus der Kornhausbibliothek. Dabei haben viele Asylsuchende schmerzliche Etappen hinter sich und oft auch

eine ungewisse Zukunft vor sich. Rechts unten im Bild die Projektleiterin,Tamara Angele.

Bild: PierreWalther

RÉSUMÉ

Des volontaires rencontrent des re-

quérants d’asile à la bibliothèque

Depuis mai 2016, des volontaires et

des requérants d’asile se rencontrent

un vendredi sur deux de 14 à 16h00 à

la Kornhausbibliothek de Berne pour

discuter. Les demandeurs d’asile

viennent des pays les plus divers

comme l’Afghanistan, l’Erythrée et la

Syrie. Les volontaires y lisent des

livres pour enfants ou d’initiation à la

lecture avec les requérants, les aident

à faire les devoirs, jouent au Memory

ou discutent de la vie et de l’avenir des

requérants.

L’association «Bern hilft mit» a été fon­

dée en novembre 2015 par quatre vo­

lontaires. Elle encourage et initie des

projets d’intégration et est notam­

ment soutenue par la Bourgeoisie de

Berne. Les volontaires ne savent ja­

mais à l’avance combien il y aura de

requérants d’asile au rendezvous –

parfois ils sont cinq, parfois 25. Ac­

tuellement, des demandeurs d’asile

de quatre centres d’accueil de la ville

de Berne et des environs viennent à la

Kornhausbibliothek.

La cheffe de projet Tamara Angele ra­

conte que les rencontres commencent

rarement à l’heure, mais toujours avec

joie et un grand «bonjour». «Tous se

serrent la main. Ils écrivent tous leur

nom sur une carte qu’ils suspendent

autour de leur cou. Ce procédé est très

important pour eux. Ils aiment s’adres­

ser à leurs interlocuteurs en les appe­

lant par leur nom.» Après la ronde de

présentation, les demandeurs d’asile et

les volontaires se retrouvent en petits

groupes. Ensuite, ils restent ensemble

pendant près d’une heure et demie.

Pour terminer, tous se réunissent en­

core une fois en plénum. Chacun peut

s’exprimer sur ses deux heures passées

à la bibliothèque – mais sans obligation.

Le projet donne aux requérants d’asile

la possibilité d’apprendre notre langue

tout en trouvant du contact. Cela crée

des amitiés et des rencontres qui sont

entretenues audelà de la biblio­

thèque. Tamara Angele: «Il est beau

de voir qu’il suffit de peu de choses

pour établir un pont: un peu de temps,

un environnement propice et des

gens motivés. Il y en a assez.»